I. De nouveaux médicaments (GLP-1 s) sont prescrits depuis peu chez des personnes diabétiques et obèses dans le but de maigrir. On a publié récemment qu’ils étaient également capables de diminuer la fréquence et d’augmenter le taux de guérison quand ces patients font un cancer (sein, endomètre, côlon, thyroïde, foie, poumon…)
Leur mécanisme d’action n’est pas simplement lié à une perte de poids (comme le chirurgie bariatrique) mais aussi à des effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs.
Une nouvelle voie de recherche très prometteuse est ainsi clairement ouverte.


II. Un nouveau médicament et la révolution des patients : Le Daraxonrasib a été la vedette du dernier congrès américain de l’ASCO, du fait de ses résultats dans le cancer du pancréas avancé. Le laboratoire américain Revolution Medicines est propriétaire de ce médicament. La demande de mise à disposition pour les malades prendra 2 ans en France.
L’association Espoir Cancer vient de lancer une pétition pour demander d’accélérer cette mise à disposition et que les patients ayant un cancer du pancréas (16 000 par an) puissent en disposer plus rapidement. Une telle démarche venant du public a déjà porté ses fruits dans le cancer du sein triple négatif (Collectif Triplettes Roses).
Revolution Medicines vient de communiquer qu’il n’était pas favorable à cette mise à disposition accélérée, préférant essayer d’accélérer dans le monde entier la disponibilité du médicament.
III. L’augmentation des cancers d’apparition précoce
observée depuis plusieurs décennies pourrait être liée à une accélération du vieillissement biologique dans les générations actuelles par rapport aux générations antérieures, suggère une étude publiée par une équipe britannique.
En dehors des multiples causes déjà connues pour expliquer cette augmentation de fréquence (surpoids, sédentarité, alcool…) chez les sujets jeunes, ils affirment sur des données biologiques comparatives (score PhénoAge) que le vieillissement biologique des tissus explique aussi cette augmentation dans les cancers du sein, du poumon, du colorectum ou de l’utérus.
Ce sont des données qu’il faudra suivre attentivement car le score PhénoAge pourrait s’avérer utile dans les démarches de dépistage.


IV. Les personnes qui se mettent à vapoter après avoir arrêté de fumer semblent présenter un risque accru de cancer du poumon par rapport à celles qui arrêtent totalement, sans vapoter, suggère une étude coréenne.
Arrêter de fumer pour vapoter, c’est bien, mais ne rien faire c’est encore mieux.
V. Comment l’Angleterre a gagné la bataille du cancer du col utérin: aucun décès entre 2020 et 2024 par cancer du col de l’utérus chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans vaccinées contre le HPV à l’adolescence.
L’HPV est impliqué dans le cancer du col utérin, du canal anal et de l’amygdale.
La Suède pense atteindre cet objectif en 2027, le Danemark en 2040.
Les chiffres en France, même s’ils s’améliorent restent loin de cela: En effet, en 2024, seulement 48 % des jeunes filles présentaient un schéma vaccinal complet (contre 44,7 % en 2023). Ce taux était de 24,5 % chez les jeunes garçons (15,8 % en 2023).
